jeudi 14 février 2008

Communiqué du géant vert !


Lettre à Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne
Envoyée après décision du collège exécutif des Verts le 5 février 2008
Objet : Retrait du logo des Verts sur la liste menée par Jean-Paul Bret

Cette lettre a été envoyée le 8 février. Devant l’absence d’excuses de M. Bret auprès de Sirma Oran et de déclarations publiques diffamatoires d’un candidat de sa liste concernant les Verts, le collège exécutif des Verts du 12 février a décidé de confirmer ce retrait et a recommandé au conseil régional de Rhône Alpes le retrait des candidats verts de la liste de M. Bret.

A l’intention de Jean-Paul Bret Maire de Villeurbanne Mairie de Villeurbanne Paris, Le 7 février 2008

Monsieur le Maire,


Nous avons suivi avec attention le déroulement des évènements préélectoraux de Villeurbanne qui ont amené au retrait de notre candidate Sirma Oran-Martz de la liste que vous conduisez.
Nous avons été extrêmement choqués par le déroulé des évènements. L’origine de notre candidate semble vous avoir obligé à lui demander son opinion sur le génocide arménien de 1915-16. Réduire la pensée politique, les positions idéologiques, les convictions d’une personne à son origine correspond à un fonctionnement intellectuel que nous réprouvons. C’est pourquoi nous n’avons jamais cessé de soutenir Sirma. Non seulement parce qu’elle a été victime d’accusations infondées, mais que ces accusations étaient liées à son origine.
Tout cela est proprement insupportable : de facto discriminant à l’égard de Sirma Oran-Martz elle-même et stricto sensu calomnieux, puisque les Verts ont toujours eu une position extrêmement claire face à la reconnaissance du génocide arménien.
Le communiqué des Verts vous le stipulait jeudi dernier. En effet, les Verts tiennent depuis de longues années, tant au niveau national qu’au niveau européen, un discours sans ambiguïté, bien avant la loi française de reconnaissance du génocide arménien, du 29 janvier 2001. Les Verts ont par ailleurs organisé une réunion du Parti Vert Européen à Istanbul en janvier 2005 où ils ont demandé la reconnaissance du génocide arménien à l’Etat turc en dépit de l’article 301 du code pénal turc. Nous militons pour que l’Etat turc reconnaisse le génocide arménien comme le souhaitent les démocrates turcs. Mais nous appelons dans le même temps au dialogue pour la paix entre Arméniens et Turcs, en toute conscience de leur histoire commune et de la complexité de la question (éclatement de l’empire ottoman tant géographique qu’humain suite au traité de Sèvres de 1920 puis celui de Lausanne de 1923, dispersion de la population arménienne entre la République d’Arménie proclamée seulement le 21 décembre 1991, la région du Nagorno Karabagh et tout le reste de la diaspora éparpillée en Turquie, en Russie, en France...).
Reconnaître un génocide, c’est dénoncer une culture de la haine. C’est ne pas se laisser entraîner dans des positions revanchardes qui font peser sur les générations d’aujourd’hui les fautes des générations passées. Dans chaque communauté, les positions extrémistes s’alimentent des attaques personnelles et des stigmatisations de l’un contre l’autre. Nous refusons cette logique qui réduit les personnes à leur communauté. Nous ne partageons pas cette manière de faire vivre le nécessaire « devoir de mémoire ».
Aujourd’hui, le mal est fait. Sirma Oran-Martz a dû quitter votre liste et sortir de l’anonymat. Tout cela l’a poussée à prendre plus de risques qu’elle n’aurait dû en supporter, mais pour aussi ne plus subir d’autres pressions, d’être dans la repentance perpétuelle (d’une chose qu’elle n’a pas commise, rappelons-le). Elle a dû révéler qu’elle était la fille de Baskin Oran dans les médias français mais cette information circulait déjà dans les journaux turcs dont le quotidien d’extrême droite Tercüman qui en profite pour pourfendre la diaspora turque. Pour rappel, son père était l’ami du journaliste arménien assassiné Hrant Dink à Istanbul en janvier 2007 par un ultranationaliste turc. Cet intellectuel reconnu a reçu plusieurs menaces de mort pour son combat pour la reconnaissance du génocide arménien. Tout cela n’est pas sans la mettre sous les projeteurs des nationalistes turcs.
Malgré notre intervention, malgré les efforts que nous avons faits à votre endroit pour que la réalité soit rétablie sur les prises de positions de Sirma Oran-Martz et des Verts, mais également pour que vous preniez conscience du tort et des risques que vous lui avez fait prendre, vous avez continué à diffuser votre communiqué expliquant, selon vous, pourquoi in fine Sirma Oran n’était plus sur la liste.
Pour rappel en effet, y est écrite cette phrase pour nous inadmissible : « Il était inacceptable qu’une colistière, présentée par les Verts, par ailleurs militante et responsable d’associations communautaires franco- turques, ait pu participer à la manifestation négationniste, organisée le 18 mars 2006 à Lyon, contre le monument à la mémoire du génocide des Arméniens. » Cette phrase est un résumé des raccourcis que nous vous reprochons. Sirma Oran-Martz était présente à cette manifestation autorisée par la préfecture et elle ne s’en cache pas. Mais au contraire de ce que vous laissez entendre, elle n’y était pas par négationnisme, mais pour éviter que les choses ne dégénèrent. De plus, préciser là son appartenance à des associations turques est une manière terrible de dire deux choses : l’une de réduire Sirma Oran-Martz à son « identité » turque, l’autre de laisser entendre que tous les turcs seraient négationnistes...
Pour toutes ces raisons, le collège exécutif des Verts a pris une décision que nous vous communiquons, ci-joint.

En espérant que vous en teniez compte et que nous relancions le dialogue auquel nous croyons tous entre Arméniens et Turcs comme votre ville a déjà pu le vivre le 8 septembre 2006.

Merci de votre attention,

Anne Souyris, porte parole
Michel Bock, délégué aux élections

Source : http://lesverts.fr/article.php3?id_article=3777

mardi 12 février 2008

Municipales : votez Sirma Oran à Villeurbanne et partout en France !

Action Anti-communautariste

Si le fait qu'on puisse discriminer une candidate sur son origine,
Si le fait que l'on mette en danger la vie d'une candidate pour de basses raisons communautaristes,
Si le fait que l'on puisse attiser les tensions inter-communautaires pour des raisons électorales,
Si le fait que l'on puisse accuser librement une candidate de négationisme dans le simple but de la discréditer aux yeux de l'opinion public,
Si le fait que l'on puisse aller jusqu'à diffamer sur sa famille,

Si le fait que ses accumulations vous prennent vraiment pour des moutons,

Si tout cela vous révolte au plus haut point,

ALORS TOUS ENSEMBLE FAISONS UN GESTE FORT ET FAISONS COMPRENDRE AUX PARTIS POLITIQUES QU'IL NE GAGNERONT RIEN EN HÂTISANT LES HAINES COMMUNAUTAIRES !

CITOYENS !!!

TOUS ENSEMBLE, PARTOUT OU QUE VOUS VOUS TROUVIEZ, PARCE QU'A FORCE DE PRESSION ELLE A FINIT PAR SE RETIRER DE LA LISTE DE VILLEURBANNE OU ELLE S'ETAIT INSCRITE...

FRATERNELLEMENT VOTONS SIRMA ORAN AUX PROCHAINES ELECTIONS MUNICIPALES PARTOUT OU QUE NOUS NOUS TROUVIONS EN FRANCE !!!

Les communautaristes n'auront pas nos voix,
Ils ne feront qu'en perdre un peu plus !!!

Liberté, Egalité, et Fraternité pour tous !!!

vendredi 1 février 2008

L'affaire du coussin-péteur

« Nul n'est dégoûté de sa propre mauvaise odeur ».
Proverbe grec antique.



L'affaire du coussin-péteur,

C'est l'histoire du coussin-péteur,
Que l'on offrit à Monsieur l' Maire !
Ces nausées qui font mal au coeur,
Qui embaument les pères siffleurs,
C'est l'histoire du coussin-péteur !
Dans sa version originaire
C'est l'histoire du coussin péteur,
Que l'on offrit à Monsieur l' Maire !

Mille poings levés mais un seul coeur
Contre la chasse aux sorcières !
Fraternité pour toutes nos soeurs,
Francs du colliers et Francs tireurs,
Mille poings levés mais un seul coeur !
Contre la rose toute pleine de vers
Mille poings levés mais un seul coeur
Contre la chasse aux sorcières !

Ô le séant dans la douceur
Expulsant les aveux amères !
Dans la joie et la bonne humeur
Sans rancune et sans rancoeurs
Ô le séant dans la douceur !
Non ce n' sont pas les voeux du Maire,
Ô le séant dans la douceur,
Expulsant les aveux amères !

Quand viendra l'heure de l'Electeur
Ca pourrait faire mal au derrière !
Ô vous qui n'avez de valeur,
Humez-nous donc cette saveur
Quand viendra l'heure de l'Electeur !
A prendre le peuple pour de la mer...
Quand viendra l'heure de l'Electeur
Ca pourrait faire mal au derrière !

Cette affaire du coussin péteur,
C'est mon cadeau pour Monsieur l' Maire !
C'est vrai qu'elle fait un bruit rageur
Plus on s'assoie dessus par peur
Cette affaire du coussin-péteur !
Car elle réveille de mauvais airs,
Cette affaire du coussin-péteur,
C'est mon cadeau pour Monsieur l' Maire !


Aurélien Roulland, Hors de Villeurbanne, samedi 2 février 2008

Qu’il fait bon vivre à Villeurbanne…même sans article 301

Par Anne Guézengar, de l'Association Turquie Européenne






























De la semaine qui vient de s’écouler, retenons deux informations La première arrive de Turquie. Un coup de filet préparé dans la plus grande discrétion a permis l’arrestation de 33 membres du réseau d’extrême droite Ergenekon.


Parmi les personnes arrêtées, des noms qui défrayaient régulièrement la chronique dont celui de l’avocat Kerinçsiz, connu pour son acharnement à débusquer les " traîtres à la nation" et à les traîner en justice par une utilisation obsessionnelle du célèbre article 301. C’est une excellente nouvelle et un soulagement pour beaucoup de gens en Turquie, notamment pour la famille du journaliste arménien Hrant Dink, assassiné il y a juste un an, qui commence à pouvoir espérer que justice soit rendue.

La seconde vient de Villeurbanne, dont le maire socialiste, Jean Paul Bret n’a pas besoin que soit promulgué un article " 301 " pour décréter traître potentielle une des candidates présentée par ses alliés verts sur la liste qu’il conduira lors des prochaines élections municipales. Quels graves secrets pouvait bien recéler le passé de cette dame pour être l’objet d’une telle suspicion ? Cette candidate a des origines turques, ce qui en fait d’emblée une suspecte, comme le directeur de campagne du maire l’explique dans LibéLyon du 26 janvier.

La suite...

Ca ne sent pas la rose...

Deux amis villeurbannais se rencontrent...
Comme personne n'a du sang Français pure, surtout à Villeurbanne, ils ont tous les deux des prénoms étrangers.

Le premier s'appelle Azad, ce qui signifie Liberté en Arménien.
Le second s'appelle s'appelle Özgür, ce qui signifie cette fois Libre, mais en Turc.

( Ay ! ça sent déjà l'embrouille c't'histoire... )

Azad regarde Özgür et d'un air suspicieux, en respirant l'air autout de lui, lui dit :
" Snif ! Snif ! Ca sent pas la rose ici... "
- Normal, répond Özgür, ce matin à cause de toi, j'ai dû marcher dans le bureau du Maire pour pouvoir me présenter aux municipales !

Alors Azad sourit, et pour réconforter son ami, en lui donnant une petite tape dans le dos, lui dit :
- Ah ! Si c'est du pied gauche, ça porte bonheur !!!

Délit d’origine

Par Patrick Lozès, Président du CRAN

Vous connaissiez sans doute le délit de faciès, le maire socialiste de Villeurbanne Jean-Paul Bret vient pour sa part, d’inventer le délit d’origine.

M. Bret a imposé à une jeune femme, la reconnaissance du génocide arménien comme condition de présence sur la liste (par ailleurs très diversifiée) qu’il mène dans le cadre des élections municipales.
La réalité du génocide arménien ne peut évidemment pas être niée, mais M. Bret a fait cette demande à une seule personne en raison de son origine turque. Ce traitement différencié basé sur une origine réelle ou supposée est en contradiction flagrante avec nos valeurs et principes républicains.

Cette instrumentalisation du génocide arménien à des fins très éloignées du devoir de mémoire ou de la nécessaire réconciliation dit de manière brutale que pour certains, tous les citoyens ne se valent pas.

Source : 20minutes.fr

Quand le génocide arménien s'invite aux municipales (fin ?)

Pas Libération à Lyon...

MUNICIPALES - Jean-Paul Bret, maire socialiste de Villeurbanne, a-t-il écarté de sa liste une militante verte négationniste du génocide arménien ? Ou a-t-il hâtivement renvoyé une candidate en raison de ses seules origines ? Dimanche, elle avait renoncé à se présenter parce qu'il lui avait été demandé à plusieurs reprises de se positionner au sujet du génocide arménien. La nouvelle fait depuis du bruit chez les Verts et à Villeurbanne, où la journée de mardi fut riche en rebondissements. Le maire a d'abord livré quelques révélations le matin. Puis la jeune femme (1) est sortie de son silence, en fin de journée, pour s'expliquer. Entre temps, LibéLyon avait découvert qu'elle est la fille d'un universitaire très connu en Turquie mais aussi en France. Notamment pour ses positions en faveur de la reconnaissance du génocide arménien...

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